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 Pour ton bien.... Alice Miller

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Hélène

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Localisation : Montréal Parc Lafontaine

MessageSujet: Pour ton bien.... Alice Miller   Dim 20 Nov - 10:47

" La plus grande cruauté que l'on inflige aux enfants réside dans le fait qu'on leur interdit d'exprimer leur colère ou leur souffrance, sous peine de risquer de perdre l'amour et l'affection de leurs parents. " Cette colère de la petite enfance s'accumule donc dans l'inconscient, et comme elle représente dans le fon un très sain potentiel d'énergie vitale, il faut que le sujet dépense une énergie ÉGALE pour le maintenir refoulé.

il n'est pas rare de constater que l'éducation qui a réussi à étouffer le vivant, pour épargner les parents, conduise au suicide ou à un degré de toxicomanie qui équivaut à un suicide.

Lorsque la drogue, l'alcool, le jeu, la compulsion... a servi à combler le vide créé par le refoulement des sentiments et l'aliénation du soi, la cure de désintoxication fait réapparaître ce vide. Et, lorsque la cure de désintoxication ne s'accompagne pas d'une récupération des facultés de vie, on peut s'attendre à des rechutes.

Et vous en pensez quoi?

_________________
Nous ne pouvons maîtriser notre faiblesse en la combattant ou en essayant de raisonner à son sujet. Nous dépassons notre faiblesse en la laissant derrière nous. Ce qui signifie que nous prenons conscience des tendances qui nous tirent vers le bas, qui n'alimentent pas notre foi en nous-mêmes, qui ne favorisent pas l'amour de soi, en affirmant: "Désormais je ne souhaite plus être ainsi" Stuart Wilde
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MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Dim 20 Nov - 12:59

oh lalalala, mais que c'est noir !!!!!!!!!!!!!!!!


Qui donc interdit d'exprimer la colère d'un enfant ?

D'ailleurs, avant d'en arriver la, on a bien moyen de les faire courir sur le terrain de jeux, de les épuiser pour qu'ils s'écroulent le soir avant 21h ?
Les petits chenapans ne pédalent-ils pas comme des fous en forêt avec le chien à leurs trousses ? (ça calme)

C'est qui cette Miller ? cochon
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Hélène

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Localisation : Montréal Parc Lafontaine

MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Dim 20 Nov - 13:33

Voici la biographie pris dans Wiki....


Alice Miller est née Alicja Rostowska3 à Lviv, ville à présent ukrainienne, mais qui faisait alors partie de la Pologne.
Après des études de philosophie, psychologie et sociologie à l'université de Bâle, elle passe son doctorat en 1953 à Zurich, puis travaille pendant vingt ans comme psychanalyste et enseignante, jusqu'en 1980. Elle se consacre alors à la rédaction d'ouvrages où elle décortique l'influence et le retentissement psychosomatique des années d'enfance.
L'exemple le plus célèbre, qu'elle choisit dans C'est pour ton bien (en allemand Am Anfang war Erziehung, littéralement Au commencement était l'éducation), est celui d'Hitler, qui aurait reproduit, en arrivant au pouvoir, les sévices que lui avait fait subir son père.
En rupture totale avec la psychanalyse dominante, qui qualifie trop souvent les expériences de l'enfance de fantasmatiques, elle quitte la Société Suisse de Psychanalyse et l'Association psychanalytique internationale en 1988.
Le film La Chute ayant ravivé la discussion sur l'humanité d'un monstre comme Hitler, elle déclarait en janvier 2005 :
« Malheureusement, on nie partout le fait que tous les monstres sont nés enfants innocents et deviennent bestiaux à cause de leur éducation brutale. Les terroristes qui décapitent leurs victimes, en Irak ou ailleurs, ne sont-ils pas des êtres humains, ne sont-ils pas, comme Hitler, devenus des êtres cruels et sans scrupules à la suite de leur enfance ? »
Elle note cependant la présence de ce qu'elle nomme un témoin secourable4 dans l'entourage des enfants victimes qui ont pu échapper à un destin de bourreaux :
« Il est intéressant que dans les enfances de tous ces dictateurs, comme aussi dans ceux des criminels en série, on ne trouve pas de personnes que j'appelle "les témoins secourables" Il s'agit de personnes que presque chacun de nous connaît, quelqu'un qui nous a aimé, qui nous a donné un peu de chaleur, un peu de confiance en nous. Grâce à la présence d'une telle personne (même très passagère), nous pouvions développer l'espoir de trouver l'amour dans notre vie. Mais si une telle personne ne partage jamais la vie de l'enfant en le réconfortant, celui-ci ne connaîtra que la violence. Il la glorifiera et la perpétuera5. »
Ses explications invitent à une autre lecture des problèmes liés à la maltraitance, ainsi qu'à la prévention des sévices. Il y aurait lieu d'aider les adultes maltraitants, à tous les niveaux de la société, à se libérer de leur passé douloureux, intériorisé et toujours nié6, mais la société ne reconnaît que les formes de maltraitance les plus visibles et ne s'intéresse pas à celles non encore reconnues, qui sont pourtant les plus destructrices parce que justement on ne les voit pas et refuse de les reconnaître ; maltraitances dont la plupart d'entre nous ont été victimes dans leur enfance sans pouvoir les considérer comme telles, car ce que l'on vit dans la prime enfance est nécessairement conçu comme normal.
Ouvrages et Travaux[modifier]

Chaque livre d'Alice Miller parle d'un aspect bien précis et particulier des maltraitances faites aux enfants et leurs conséquences, chacun de ces aspects étant lié aux autres.
"C'est pour ton bien" (1985)[modifier]
Selon Alice Miller, les maltraitances faites aux enfants pendant leur enfance sont la principale cause de la violence ultérieure exprimée à l'âge adulte contre soi-même, autrui ou la société. Il ne s'agit pas seulement de la violence visible, mais aussi de la violence non reconnue qu'on exerce prétendument « pour le bien » de l'enfant, point de vue qu'Alice Miller critique de manière approfondie, en évoquant dans l'ouvrage C'est pour ton bien les méthodes d'éducation anciennes, qui, selon elle, furent la cause de la prise de pouvoir d'Hitler et du fait que celui-ci eût obtenu le « nécessaire » soutien de la population de l'époque. Ce qu'a fait Hitler n'est que le reflet de son éducation, Hitler ayant été un enfant battu. Alice Miller identifie dans le signe du bras levé hitlérien la menace incarnée par le père qui s'apprête à battre son enfant7.
"L'enfant sous terreur" (1986)[modifier]
Elle parle dans ce livre du commandement intériorisé dès notre plus jeune âge par la plupart d'entre nous : "Tu ne t'apercevras de rien" qui est le titre original du livre.
Elle critique la psychanalyse et explique beaucoup dans ce livre en quoi Freud et la psychanalyse ont tort et ont caché l'origine réelle des maladies psychologiques des adultes et des enfants, qui résident principalement dans l'enfance et dans les abus subis par les enfants mais niés.
Selon Alice Miller, la psychanalyse vise à culpabiliser le patient pour "épargner" les parents, à le faire s'accuser d'avoir des fantasmes là où il a été abusé dans son enfance ; en d'autres termes, la psychanalyse veut rendre le patient responsable de ce qu'il a subi, notamment par ses parents.
Elle reproche à Freud d'avoir inventé la théorie des "pulsions" perverses pour éviter de voir les traumatismes réels subis dans l'enfance et d'avoir à accuser les parents de maltraiter leurs enfants ; la psychanalyse accuse ainsi les hypothétiques pulsions de l'enfant et non les abus réels d'être principalement à l'origine des souffrances endurées dans l'enfance et dans la vie adulte.
Elle reproche à la psychanalyse de ne pas comprendre dans sa forme originale que les symptômes et les maladies sont le seul langage que le patient a pour exprimer ses traumatismes et que les symptômes, traumatismes et maladies ne peuvent pas être "inventés" ou dus à seulement des fantasmes, mais qu'ils cachent et montrent à la fois de réels abus subis par le patient dont lui-même peut ne pas avoir conscience.
Certains psychanalystes veulent interpréter les récits de leurs patients pour qu'ils correspondent à ce qu'ils ont appris (notamment la théorie des pulsions), que c'étaient des fantasmes et non des traumatismes, ce qui empêche le patient de prendre conscience de ce qu'il a subi.
Donc, d'après Alice Miller, la psychanalyse et surtout ses théories fondatrices ne sont en réalité que la répétition de l'événement traumatique qui a conduit au refoulement des causes des souffrances de la maladie du patient; en somme, un nouveau traumatisme passé inaperçu et présenté comme une thérapie, une méthode de soins, de guérison.
Elle dit qu'en réalité, Freud n'a fait que reprendre le point de vue dominant de l'époque, que l'enfant était animé de pulsions destructrices, mauvaises et que les parents étaient innocents dans les troubles psychologiques de l'enfant, et que c'est grâce à cette explication que la psychanalyse a connu un tel succès : on protège les parents qui sont présentés comme idéaux, c'est en fait la manière dont l'enfant voit ses parents depuis tout petit, ce qu'on le force à croire en dépit des faits. La psychanalyse ne serait que la représentation des parents innocents et le patient "l'enfant méchant animé de pulsions destructrices", notamment la "pulsion de mort".
Elle explique aussi que Freud a inventé la psychanalyse pour nier ce qu'il avait découvert peu avant, mais qui était insupportable pour lui, car étant seul avec cette découverte que tous ses patients avaient subi des abus (sexuels) dans leur enfance; mais c'était tellement en contradiction avec les croyances de l'époque qu'il "dut" se résigner à nier sa découverte et créa la psychanalyse qui adopte le point de vue contraire, que la plupart des patients et des enfants fantasment sur des abus qui n'ont pas existé.
L'avocat de l'enfant (deuxième partie, chapitre 3) est pour elle ce que doit être un psy, entendre, aider et comprendre l'enfant, sans le rendre responsable ou coupable, même seulement en partie, de ce qu'il a subi. Mais elle déplore aussi que les psys sont en général, même sans le savoir, du côté des parents qui accusent l'enfant8.
Elle consacre un chapitre sur la notion de sexualité infantile, elle réfute la vision de Freud qui n'est là selon elle, encore une fois, que pour masquer les abus des parents. En effet, selon Freud, l'enfant désirerait son père ou sa mère sexuellement; ce n'est pas là ce que désire l'enfant, mais la projection des désirs des parents sur l'enfant. L'enfant est donc la victime des projections de l'adulte et non l'auteur de ces projections, comme Freud l'a dit pour protéger les parents, pour ne pas voir la cause réelle et non fantasmée de ces abus.
Le mythe d'Œdipe est ensuite abordé et elle voit encore une fois de plus comment la psychanalyse a interprété cette histoire en oubliant le rôle et la responsabilité des parents qui abandonnent l'enfant au début de l'histoire pour rejeter entièrement la faute sur l'enfant victime que l'on fait culpabiliser. L'enfant se retrouve une fois de plus dans la psychanalyse le bouc émissaire : "Il est toujours allé de soi que les enfants devaient porter la responsabilité de ce qu'on leur faisait", dit Alice Miller (troisième partie, chapitre 3).
Dans le chapitre "Quatre-vingt-dix ans de théories des pulsions", elle critique les "dogmes" et les croyances de la psychanalyse qui empêchent de tenir compte des découvertes récentes au sujet de l'enfance, surtout de la cruauté qui se cache derrière la sévérité avec laquelle on traite les enfants, que les adeptes de la théorie des pulsions nient, s'en tenant à ce qu'on leur a appris et qui date d'un siècle en arrière sans tenir compte de l'évolution de mentalités qui a permis de découvrir de nouveaux aspects des maltraitances faites aux enfants.
"Images d'une enfance" (1987)[modifier]
Les "Images d'une enfance" sont les peintures représentant des images de sa propre enfance9 qu'a réalisé Alice Miller pour elle-même et grâce auxquelles elle a pu commencer à percevoir ce qu'était réellement son enfance et non la manière dont sa mère voyait son enfance qu'elle considérait jusqu'alors comme juste : "L'image que j'en avais là [sa petite enfance] était toute différente de la version avec laquelle j'avais vécu pendant des années".
La première partie est une explication de comment la peinture lui a permis de découvrir la vérité sur sa propre enfance, comme ce besoin de peindre venait du besoin de s'exprimer de l'enfant qu'elle avait été et qui avait été réduit au silence dès son plus jeune âge.
Elle critique aussi les écoles d'art et la manière d'enseigner l'art qui ne laisse pas les étudiants s'exprimer librement, mais doivent se "contenter" d'apprendre des techniques.
Ce livre reproduit ensuite les peintures qu'elle a réalisées, qui lui ont permis de découvrir des aspects cachés de sa petite enfance : "J'ai découvert sous mes yeux un univers jusqu'alors inconnu de moi : celui de ma petite enfance."
"La souffrance muette de l'enfant" (1990)[modifier]
Elle insiste sur l'importance de l'enfant et des expériences faites durant l'enfance en nous parlant, dans La souffrance muette de l'enfant, de l'enfance de Picasso, de Buster Keaton et de Nietzsche. On décèle les expériences traumatiques de l'enfance dans leurs œuvres artistiques et littéraires. Ces traumatismes cherchent à s'exprimer, mais les artistes eux-mêmes ne s'en rendent pas compte, pas plus que leur public. Il leur est impossible, même artistes, de voir leur enfance sous son véritable jour, tant cette vérité est contraire au consensus social universellement admis.
Alice Miller insiste sur le fait que l'enfance est une mine d'informations inexplorée. Les historiens et les spécialistes de l'art n'y voient pas grand intérêt, alors que cette étude permet d'expliquer pourquoi et comment certaines personnalités sont devenues des artistes ou des philosophes et d'où viennent leurs idées et leur manière de voir le monde. Ainsi le Guernica de Picasso représente-t-il principalement ce qu'avait perçu Picasso, lorsqu'il était enfant, durant le tremblement de terre où ses parents durent fuir avec lui, mais on attribue généralement d'autres sources à ce tableau, étant donné que peu de gens sont sensibilisés à l'influence primordiale du vécu infantile.
"La Connaissance Interdite" (1990)[modifier]
Ce livre nous montre comment les idées sur les enfants, l'éducation et même les théories des psys sont souvent la reproduction d'idées déjà répandues (la "pédagogie noire"), mais fausses, sur l'enfant, des idées qui passent pour la connaissance de l'enfant, mais en réalité interdisent de connaître l'enfant et ses besoins, comme on confond l'enfant et ce qu'il subit, d'où le titre de ce livre qui présente une connaissance jusque-là interdite sur l'enfant et le bébé.
Dans la préface Alice Miller parle du nouveau-né, de ses besoins, de sa dépendance aux parents, elle montre à quel point les besoins et le ressenti du nouveau-né sont ignorés et même niés par la société.
Elle y dénonce le manque de sensibilité à l'égard des souffrances des enfants, notamment en psychanalyse, qui empêche de découvrir que l'on a été maltraité et les maltraitances en général ; elle explique que c'est grâce à ses peintures qu'elle pût commencer à voir qu'elle avait été une enfant maltraitée : "La découverte que j'avais été une enfant maltraitée, que j'avais dû dès le début de ma vie me soumettre aux besoins et aux sentiments de ma mère sans avoir la moindre chance d'éprouver ceux qui m'étaient propres, m'a beaucoup étonnée. La découverte de ma totale impuissance d'alors m'a aussi fait comprendre le pouvoir du refoulement qui m'avait éloignée toute ma vie de la vérité, et l'impuissance de la psychanalyse qui, par ses théories trompeuses, n'avait fait que consolider le refoulement".
Le premier chapitre "Une fête de Saint-Nicolas" nous montre comment cette histoire a été récupérée par les parents pour en faire une "fête" où l'on accuse les enfants de ne pas être sages, de ne pas être obéissants ; le véritable Saint-Nicolas était un évêque qui distribuait de la nourriture aux pauvres ; ce sont les parents qui ont utilisé ce personnage pour en faire un "éducateur" d'enfants.
Elle montre ensuite comment les criminels tuent pour que leurs parents "restent" innocents. En somme, ils prennent la responsabilité de ce que leurs parents leur ont fait pour éviter de les accuser.
"L'enfant méchant" est ensuite évoqué, montrant que ce qu'on appelle l'enfant méchant comme si les enfants étaient naturellement méchants n'est une idée faite encore une fois pour protéger nos parents, éviter de les accuser et pour ne pas voir notre propre enfance. Elle démontre comment les idées sur l'enfant méchant sont des idées qui étaient déjà en vigueur il y a 400 ans, qu'on retrouve encore maintenant, comme dans un texte cité d'un psychanalyste : "Par rapport aux critères sociaux de l'adulte, le nouveau-né est purement et simplement le criminel né", E.Glover 1970.
Elle explique donc que l'on attribue une fois de plus, comme avec le complexe d'Œdipe de Freud, les projections des parents aux enfants, on confond l'enfant avec ce qu'on lui fait subir.
Le cas d'un enfant autiste est ensuite exploré, qui montre qu'avec de l'attention et de l'amour un enfant autiste a pu guérir. Mais certains psys disent que ce n'était donc pas un véritable autiste, bien qu'il y ait d'autres cas de ce genre.
Les théories qui permettent de se défendre et de nier les souffrances de l'enfant sont explorées ensuite. Elle revient sur Freud qui a nié la vérité de ce qu'il avait découvert en fondant la psychanalyse et explique les raisons de ce refoulement.
Elle critique la psychanalyse, le féminisme, qui ne veulent pas voir les véritables causes des abus et le fait que les abus sexuels sur les enfants soient restés cachés si longtemps, notamment le traitement des enfants dans les procès pour pédophilie, où elle cite un cas où la parole des enfants a été niée sous prétexte que les adultes, avocats, juges, ne comprenaient pas le langage de l'enfant : "Certains enfants déclarèrent, par exemple, qu'ils avaient tué un bébé sans que la chose se vérifiât. Ils furent donc taxés de mensonges et toutes leurs déclarations furent considérées comme fausses ; il ne vint pas à l'idée des juges que les enfants avaient vécu leur accord forcé avec les pratiques sexuelles comme un meurtre du bébé qu'ils avaient été autrefois et qu'ils décrivaient leur situation intérieure".
Elle y a également attaqué la circoncision et à l'excision10.
"Chemins de Vies Six Histoires" (1998)[modifier]
Ce livre adopte un point de vue particulier. Elle fait raconter à des personnages imaginaires leur histoire, leur vie, notamment comme s’ils échangeaient des lettres. Ce sont des histoires qui auraient pu se produire, car elles présentent chacune un aspect différent des maltraitances et des conséquences possibles sur la vie de l'adulte. On retrouve notamment l'histoire d'Elga, qui est une victime d'un psy, et des histoires de sectes gérées par des psys ayant réellement existé.
La dernière partie "Réflexions" retrouve sa forme habituelle. Elle parle du fonctionnement des dictateurs et des gourous. Le deuxième chapitre est consacré à la haine : "Comment naît la haine", où elle reparle d'Hitler et décrit son enfance, en quoi ses origines juives (son grand-père) non reconnues l'ont conduit à vouloir se "purifier" et "purifier" l'Allemagne des juifs qui étaient pour lui responsables de sa haine et de sa violence.
"Ta Vie Sauvée Enfin" (2008)[modifier]
Cet ouvrage est particulier. Il reprend des textes déjà publiés sur son site web et des réponses aux lettres de lecteurs elles aussi publiées sur son site web et traduites en français dans ce livre. On y retrouve des thèmes déjà abordés, mais présentés sous un angle différent, comme l'enfance d'Hitler et le fait que l'enfance en général, même celle des personnages connus, ne mérite souvent qu'une seule ligne dans les ouvrages spécialisés, d'historiens notamment, alors que c'est une mine d'informations pour expliquer la vie de l'adulte, mais explique que comme toujours c'est à cause de l'indifférence générale envers les enfants que l'on ne voit pas l'importance de l'enfance pour la vie ultérieure de l'adulte : "Ce sujet est rarement abordé dans leurs biographies ; les parents sont souvent représentés sous un jour idéalisé, leur comportement envers l'enfant sera tout au plus évoqué d'une seule phrase. Les auteurs, dans l'ensemble, méconnaissent l'importance des mauvais traitements subis dans l'enfance."11
Bibliographie[modifier]

Ouvrages[modifier]
Parus en français12 :
Le drame de l'enfant doué, (Das Drama des begabten Kindes, 1979) Presses universitaires de France, 1983 (ISBN 978-2130422860, 978-2130431763 et 978-2130438090)
C'est pour ton bien, (Am Anfang war Erziehung, 1980) Aubier, 1985 (ISBN 978-2700703726)
L'enfant sous terreur, (Du sollst nicht merken, 1981) Aubier, 1986 (ISBN 978-2700721065)
Images d'une enfance, (Bilder einer Kindheit, 1985) Aubier, 1987 (ISBN 978-2700721072)
La souffrance muette de l'enfant, (Der gemiedene Schlüssel, 1988) Aubier, 1990 (ISBN 978-2700721096)
La connaissance interdite, (Das verbannte Wissen, 1988) Aubier, 1990 (ISBN 978-2700721102)
Abattre le mur du silence, (Abbruch der Schweigemauer, 1990) Aubier, 1991 (ISBN 978-2700721119)
L'avenir du drame de l'enfant doué, (Das Drama des begabten Kindes, eine Um- und Fortschreibung, 1996) Presses universitaires de France, 1996 (ISBN 978-2130540649, 978-2130524823 et 978-2130475545)
Chemins de Vie - Sept Histoires, (Wege des Lebens - Sieben Geschichten, 1998) Flammarion, 1998 (ISBN 978-2082125215)
Libres de savoir : Ouvrir les yeux sur notre propre histoire, (Evas Erwachen, 2001) Flammarion, 2001 (ISBN 978-2082100397)
Notre corps ne ment jamais, (Die Revolte des Körpers, 2004) Flammarion, 2004 (ISBN 978-2082103626)
Ta vie sauvée enfin, (Dein gerettetes Leben, 2007) Flammarion, 2008 (ISBN 978-2-0812-1140-7)
Préface[modifier]
La fessée, questions sur la violence éducative d'Olivier Maurel, La Plage, 2004, (ISBN 978-2842211325)
Notes et références[modifier]

↑ Schweizer Lexicon, 12 volumes (ISBN 3-9521749-1-2)
↑ Décès d'Alice Miller [archive]
↑ Avis de décès [archive]
↑ Voir l'Article Le Rôle d'un Témoin Lucide sur cette notion de témoin aidant l'enfant [archive]
↑ Interview d'Alice Miller « Soigner et prévenir les blessures de l'enfance » [archive].
↑ Résoudre les séquelles causées par la maltraitance infantile [archive], par Alice Miller
↑ C'est pour ton bien [archive]. Le texte de cet essai est disponible gratuitement et entièrement en ligne (en anglais)
↑ "Comment trouver le/la thérapeute qui me conviendra ?", par Alice Miller [archive]
↑ Galerie de Peintures d'Alice Miller sur son site web [archive]
↑ La connaissance interdite : affronter les blessures de l'enfance par la thérapie. Paris : Aubier ; 1990 "Les pratiques rituelles de circoncision et d'excision ont des effets qui atteignent non seulement l'individu et sa descendance mais même les autres hommes."
↑ "Ta vie sauvée enfin", Chapitre "De la victime au destructeur", partie "Le délire <<privé>>"
↑ Présentation des livres sur le site Officiel d'Alice Miller [archive]
Voir aussi[modifier]

HOMMAGES A ALICE MILLER
http://www.oveo.org/index.php?option=com_content&view=article&id=213:en-memoire-dalice-miller&catid=33:point-de-vue-de-loveo-sur-lactualite&Itemid=47
http://www.reitzman.fr/PDF/Dressage/soumission_famille.pdf
https://www.dailymotion.com/video/xibc59_hommage-a-alice-miller_news


Pour te répondre Ludwina, tellement mais tellement de parents, d'éducateurs, de professeurs partout dans le monde interdisent les expression de colère chez les enfants! Si tu savais les sanctions psychologiques et physiques que de nombreux enfants subissent tu aurais de la difficulté à dormir! Je suis heureuse pour toi que tu n'en rencontres pas dans ton milieu. Je n'ai malheureusement pas cette chance. bras

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Nous ne pouvons maîtriser notre faiblesse en la combattant ou en essayant de raisonner à son sujet. Nous dépassons notre faiblesse en la laissant derrière nous. Ce qui signifie que nous prenons conscience des tendances qui nous tirent vers le bas, qui n'alimentent pas notre foi en nous-mêmes, qui ne favorisent pas l'amour de soi, en affirmant: "Désormais je ne souhaite plus être ainsi" Stuart Wilde
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MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Dim 20 Nov - 14:22

Hélène a écrit:

Pour te répondre Ludwina, tellement mais tellement de parents, d'éducateurs, de professeurs partout dans le monde interdisent les expression de colère chez les enfants! Si tu savais les sanctions psychologiques et physiques que de nombreux enfants subissent tu aurais de la difficulté à dormir! Je suis heureuse pour toi que tu n'en rencontres pas dans ton milieu. Je n'ai malheureusement pas cette chance. bras

Oui merci Hélène, j'aurais pu penser à chercher dans Google Very Happy

Vraiment, honnêtement, j'ai du mal à te croire. Ou bien tu as des occupations en rapport avec les "cas sociaux", tu ne vois que ça toute la journée ??? Ils existent, je ne le nie pas. Il y en a plein les journaux !

Mais tout de même, je n'habite pas la planète Mars et ce que tu décris est, dans ma sphère ordinaire et banale, extrêmement marginal. Pourtant, je fréquente des personnes en charge de jeunes enfants depuis des années. J'ai des enfants moi-même et je connais les amis de mes enfants. C'est très exceptionnel. J'en connais du monde de toute sorte !!! Mes propres parents sont issus de milieux pauvres et famille nombreuse. C'était dur, mais ce n'était pas cela !

Je reste très dubitative. coeur
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Hélène

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MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Dim 20 Nov - 16:59

je suis médiatrice familiale depuis plus de 20 ans. C'est difficile à croire vue de l'extérieur, mais ne pas laisser les enfants exprimer leurs sentiments ou exiger d'eux le contraire est tellement banal que ça en est hallucinant.

Par exemple le père ou la mère met fin à la vie conjugale. Souvent l'autre conjoint se sent abandonné et associe ça automatiquement à l'abandon familial qui parfois est aussi vrai. Pour les enfants, il ne lui est pas permis d'exprimer les sentiments sentis pour l'autre parent autre que ceux sentis par le parent "abandonné". Le conflit de loyauté exigé des enfants est innommable tant qu'il est concret et quotidien. Ou c'est alors le contraire devoir exprimer une haine que souvent l'enfant ne ressent même pas car il ne comprend même pas la situation qu'il subit.

Dans une rupture, et je ne parle que d'une rupture, je ne discute même pas de toutes les relations dysfonctionnelles qui durent, durent et durent encore.... il y a presque toujours un "bon" et un "méchant". Celui qui quitte est perçu comme le "méchant" celui laissé le "bon"! Eh oui les préjugés on la couenne dure!

Mais je le redis: tant mieux si tu n'a pas à côtoyer ces situations. bras

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MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Lun 21 Nov - 14:04

Oui, Hélène je suis d'accord avec ce que tu as cité en premier post. j'ai connu cela l'enfer pour un enfant de ne pas pouvoir s'exprimer, et je ne parle pas seulement de la colère, l'obligation de demander pardon à genoux en jurant que l'on ne recommencera pas etc... bref, les enfants n'avaient aucun droit à l'expression quelle qu'elle fût.
On devait se taire car les parents "avaient toujours raison" !/ ne pas bouger etc...
Pour la génération de mes enfants c'était encore un cela mais adouci dans les familles "bien" celles qui "savaient éduquer leurs enfants"...no comment !

Mais après; en réponse à toute cette mainmise sur l'enfant, cela a été l'effet contraire : "l'enfant roi" et on voit maintenant ce que cela donne !
Pourquoi ne peut-il jamais avoir un juste milieu ? ou c'est trop ou c'est trop peu...

Finalement et avec mon expérience de très vieille dame, je dirai que si j'en ai bavé dans mon enfance je ne m'en suis pas si mal sortie que cela et que je n'en veux pas du tout à ma famille de l'éducation que j'ai reçue. Mais peut-être que d'autres, plus fragiles psychologiquement n'ont pas eu ma chance de rebelle ?

Mes enfants par contre en ont souffert... de mon côté c'était très loin de ressembler à ce que j'ai connu, mais leur père était beaucoup plus dur que moi... parce qu'il ne supportait pas les gosses et non pour l'éducation !
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Hélène

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MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Lun 21 Nov - 14:15

tu sais ma belle amie je vais te dire où j'en suis dans la réflexion d'enfant roi. Ils sont enfants-roi malgré eux. Ces enfants là ne sont jamais roi car ils le souhaitent! C'est malgré eux qu'ils le deviennent! Ces enfants roi qu'on targue ainsi sont des enfants qui n'obtiennent pas l'attention et la considération de leurs parents. Ce sont des enfants dont les parents sont si peu présents et qui pour s'en faire pardonner, s'empressent de les combler d'inutilité et qui répondent à des faux désirs pour obtenir la tranquilité et la paix POUR EUX. Au lieu de s'en occuper de prendre du temps avec eux pour les éduquer et de leur donner attention et bienveillance ils s'empressent de s'en débarasser sous des tonnes d'objects tous aussi inutile les uns que les autres ou de leur donner ce qu'ils réclament pour avoir la sainte paix.

Enfants Roi... oui tout seul dans leur palais ou leur royaume.... On reste encore dans la négligence malgré les apparences! Souvent les apparences sont bien trompeuses quand on creuse le vernis de celles-ci! bras

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Nous ne pouvons maîtriser notre faiblesse en la combattant ou en essayant de raisonner à son sujet. Nous dépassons notre faiblesse en la laissant derrière nous. Ce qui signifie que nous prenons conscience des tendances qui nous tirent vers le bas, qui n'alimentent pas notre foi en nous-mêmes, qui ne favorisent pas l'amour de soi, en affirmant: "Désormais je ne souhaite plus être ainsi" Stuart Wilde
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MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Lun 21 Nov - 16:04

Citation :
On devait se taire car les parents "avaient toujours raison"

On devait aussi se taire car les familles étaient nombreuses. Sept enfants autour de la table du dîner .... on écoutait le père qui racontait sa journée.
Maintenant on se tait parce que on regarde la télé ! Pas mieux.

Les parents avaient toujours raison, oui, mais cela suscitait le respect. S'ensuivait après une saine période d'opposition et de remise en question très structurante.
Les enfants, les jeunes sont perdus maintenant, ils avancent sur des sables mouvants. Et s'enlisent.


Bien sur, ça ne concerne pas tout le monde comme j'ai pu le dire plus haut. sunny sunny
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MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Mar 22 Nov - 9:19

Ma Tite Hélène je suis d'accord avec ce que tu écris et quand je parle d'enfant roi, je ne juge pas l'enfant mais je suis sévère avec le laxisme dont font preuve les parents ! J'ai entendu des enfants hurler d'un bout à l'autre d'une grande surface, simplement pour s'amuser, et les parents laisser faire alors que tout le monde était gêné par ces cris, d'autres se roulaient par terre parce qu'ils n'obtenaient pas ce qu'ils voulaient...
Comme tu le dis si bien, les parents baissent les bras parce qu'ils sont absents - il n'y a pratiquement plus de mère au foyer - et qu'ils se sentent coupables, alors ils laissent tout faire aux gosses et les couvrent de cadeaux - quand ils en ont les moyens - ou d'autres choses, pour se faire pardonner. Je trouve cela lamentable. Notre société marche maintenant sur la tête.

Ludwina, là aussi je suis d'accord, mais je pense que le silence était surtout une marque de respect vis-à-vis du père qui avait travaillé toute la journée, la mère étant à la maison.
Moi, j'étais fille unique et je devais me taire, que ce soit à table ou ailleurs du moment qu'il y avait des adultes. Mais cela avait quand même un bon côté : les enfants, en écoutant, apprenaient beaucoup de choses.

Quant au silence devant la TV, c'est lamentable. Il n'y a plus de famille au sens large du terme, mais des individus, petits ou grands, enfermés dans leur bulle télé ou ordi ! triste non ?
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Hélène

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Localisation : Montréal Parc Lafontaine

MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Mar 22 Nov - 10:44

Triste terriblement! Les personnes vivent dans des univers. Je constate toutes ces transitions et je me pose des questions au quotidien. Déjà à l'époque je trouvais inhumain les ruptures conjugales et je trouvais que le système traitait bien mal les familles. C'est une des raisons pour lesquelles je suis devenue médiatrice, quand on ne peut pas changer un système il faut proposer des alternatives réalistes au système: telle est ma devise!.

Aujourd'hui la situation est tellement banalisée qu'elle minimise terriblement impacts qu'une rupture occasionne. Les personnes sont souvent dépassées et elles ne comprennent même pas ce qui arrive. Avant c'était un drame aujourd'hui c'est devenu une banalité des plus courantes. Mais les personnes, les humains dans ça ne subissent pas ça et ne vivent pas ça sans conséquences! Ça renvoient aux blessures les plus profondes que les humains portent en eux (trahison, rejet, abandon, humiliation, injustice) et ça renforcit encore plus leur système immunitaire émotif! Et les enfants dans tout ça! J'ai déjà ces enfants devenus adultes qui recopient souvent ce qu'ils ont vécus! Et c'est pas drôle je vous l'assure! emo7

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MessageSujet: Re: Pour ton bien.... Alice Miller   Mar 22 Nov - 17:49

Je te comprends ! il est malheureusement prouvé que les enfants de divorcés divorcent à leur tour très souvent... quelle tristesse
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Pour ton bien.... Alice Miller
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